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OBSOLESCENCE PROGRAMMÉE DES APPAREILS

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LE MEILLEUR REMÈDE CONTRE L’OBSOLESCENCE PROGRAMMÉE, C’EST AVANT TOUT L’INFORMATION !

Etre bien informé, c'est la base de tout. Et sans doute encore plus face à l'obsolescence programmée. C'est d'ailleurs pour cela que nous intégrons dès Janvier 2015 ce critère d'analyse dans tous nos tests.

Outre tous nos articles relatifs à l'obsolescence programmée et au principe de la Garantie, vous pourrez donc aussi retrouver sur cette page les liens vers les tests des produits particulièrement affecté par cette problématique particulièrement agressive pour votre portefeuille.

Actuellement 2 articles sont disponibles

Obsolescence programmée : ce n'est pas nouveau

On entend de plus en plus fréquemment parler d'"obsolescence programmée". Ce terme désigne la volonté intentionnelle des fabricants de limiter la durée de vie de leurs produits pour vous pousser à les remplacer plus rapidement.

Pour ce faire, ils ont recours à diverses stratégies. S'il n'y a rien de neuf sous le soleil, la tendance tend néanmoins à se généraliser...

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Apple se soumet à la loi belge sur la garantie

En 2012, nous intentions une action en justice afin qu'Apple respecte la loi belge sur la garantie.

Résultat ? Un accord qui contraint Apple à se conformer à la loi. Mais notre combat pour que tous les consommateurs bénéficient d'une réelle garantie lors de l'achat d'un bien de consommation continue.

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POURQUOI FAIRE DURER PLUS… QUAND ON PEUT FAIRE DURER MOINS !

Dans un monde où la technologie est toujours plus sophistiquée, la durée de vie des produits est, elle, de plus en plus courte. A cet égard, on entend de plus en plus fréquemment parler d’ "obsolescence programmée".

Ce terme désigne la volonté intentionnelle des fabricants de limiter la durée de vie de leurs produits. Les entreprises utilisent cette technique pour augmenter artificiellement la production et la consommation de leurs produits.

Concrètement, cela signifie que le consommateur est contraint d’acheter un nouveau produit plus rapidement que nécessaire. Il en résulte non seulement un coût plus élevé pour le consommateur, mais également un impact plus important sur l’environnement vu que de très nombreux produits ne sont plus recyclables.

Pourtant, le consommateur est raisonnablement en droit d’attendre de tout produit qu’il acquiert qu’il ait une durée de vie normale.

  • Une course effrénée aux nouveaux produits 

    Selon une étude des Verts allemands, ce vieillissement accéléré résulte de la concurrence féroce que se livrent les fabricants. Que l’on parle de GSM, de vêtements, d’appareils électroniques ou autres, être le premier à lancer une nouveauté sur le marché est souvent la seule chose qui compte. Les plannings et délais établis sont donc irréalistes et engendrent une pression infernale.

    Si les fabricants consacrent généralement le temps (et le budget) nécessaire au développement d’un produit, il n’en va plus de même au stade de la production : le but est alors de le commercialiser au plus vite. Le temps ou l’argent font donc souvent défaut pour permettre l’utilisation d’éléments solides, ce qui nuit à la qualité de la chaîne de production tout entière.
     
  • Un seul objectif: toujours moins cher! 

    Les fabricants renvoient souvent la balle au consommateur en lui reprochant de ne plus vouloir payer le juste prix d’un produit de qualité. Ils se prétendent donc contraints d’utiliser de moins bons matériaux.

    Ces arguments doivent toutefois être pris avec des pincettes. Les matériaux utilisés pour un appareil électroménager électronique ne représentent que 20 % du coût total. On estime qu’une hausse de 0,5 % à peine augmenterait de dix ans la longévité de nombre d’entre eux.

Preuve s’il en est que, dans beaucoup d’entreprises, la durée de vie des produits ne figure pas en tête des préoccupations...

5 STRATÉGIES TYPIQUES POUR ''PROGRAMMER'' L’OBSOLESCENCE DES PRODUITS

L’obsolescence programmée peut se produire à plusieurs niveaux.

On constate en premier lieu plusieurs types d’obsolescences induites au niveau technique ou technologique.

1. Le vice de construction ou Intégration de composants de moindre qualité

Il vise délibérément à ce que le produit rende l’âme plus rapidement possible et que l’on soit obligé de le racheter par la suite.

Par exemple : l'utilisation de plastique pour les cuves des machines à laver plutôt que de l’inox (il suffit d’une seule pièce de monnaie pour qu’elles se cassent).

2. L'obsolescence par défaut fonctionnel

Si une seule pièce de l’appareil tombe en panne, c’est l’appareil entier qui cesse de fonctionner.

Par exemple : avant, les iPod n’avaient pas de batterie amovible. Donc dès que la batterie tombait en panne (après 18 mois) il fallait racheter un nouvel iPod. Idem pour les téléviseurs qui avaient une durée de vie de 10 à 15 ans il y a encore quelques années... et dont l’espérance de vie ne dépasse plus aujourd’hui les 9 à 10 années de bons et loyaux services.

3. L'obsolescence par incompatibilité

Elle se produit surtout dans le domaine de l’informatique. Il s’agit de rendre inutile un produit par le fait qu’il n’est plus compatible avec les nouvelles versions ou technologies.

Par exemple : un nouveau système d’exploitation de GSM, tablette ou PC qui fonctionne moins bien (voir plus du tout) sur des appareils “plus anciens”. Ou encore un PC qui télécharge des mises à jour automatiquement, mais qui provoquent en parallèle des problèmes avec les périphériques (tels qu’imprimantes ou scanners) qui eux ne supportent pas la nouvelle version.

4. L’obsolescence indirecte

Les accessoires au bien principal sont moins disponibles, voire totalement indisponibles.

Par exemple : un chargeur de batterie supplémentaire (ou de remplacement) pour un téléphone portable.


Au-delà de la technique et de la technologie, il y a évidemment d’autres leviers tels que l’obsolescence psychologique ou esthétique.

5. L’obsolescence subjective

L’obsolescence n’est donc ici pas due à une pratique technique ou technologique pour raccourcir la durée de vie des produits, mais plutôt à l’influence exercée sur la psychologie des consommateurs par des techniques de marketing. C’est donc une forme d’obsolescence subjective.

On va donc tout faire pour que l’utilisateur trouve que son appareil est désormais vieux ou démodé (entre-autres par la communication et les médias, souvent eux-mêmes manipulés par les marques). Ne reste plus à l’utilisateur qu’à acheter un nouvel appareil pour se remettre à la mode (appareil qui sera bien sur démodé l’année suivante).

Bien que la décision finale d’acheter ou non un produit revienne bien sûr au consommateur, il est donc clair que les spécialistes du marketing exercent souvent une grande influence sur cette décision. Ils savent créer l’envie de posséder les appareils dernier cri et vous amènent ainsi à abandonner – souvent sans hésiter – votre vieux gsm qui fonctionne pourtant encore parfaitement.

RÉPARER UN PRODUIT QUI TOMBE EN PANNE ? ENCORE FAUDRAIT-IL QUE CE SOIT POSSIBLE.

Les difficultés rencontrées quand on veut (faire) réparer les produits démontrent également que la durabilité n’est pas la priorité des fabricants.

Il arrive souvent que les pièces ne soient plus disponibles peu de temps après l’achat ou ne puissent pas être achetées séparément.

Prenez par exemple une des pièces les plus fragiles de votre lave-linge : le crochet de fermeture de la porte. S’il se brise, vous n’aurez d’autre solution que de remplacer toute la porte. Cette réparation peut s’avérer très coûteuse, alors que le coût de la pièce défectueuse est minime.

De plus, le prix de revient réel d’une pièce de rechange est sans commune mesure avec celui qui vous est effectivement facturé. Ainsi, la pompe de vidange d’un lave-linge ne coûte que trois euros au fabricant mais en cas de réparation, vous payerez entre 60 et 80 € de frais de matériel.


Les réparateurs des enseignes payés à la visite... pas à l’efficacité !

Malheureusement, le problème des réparations ne s’arrête pas là.

Le documentaire français "TV, Hi-Fi, électroménager... le grand bluff" révèle ainsi que certains réparateurs liés à l’une ou l’autre grande chaîne sont payés en fonction du nombre de visites par jour, et non du nombre de réparations correctement effectuées.

Pour eux, il est donc plus lucratif de jeter un rapide coup d’œil à la machine et de conseiller l’achat d’un nouvel appareil plutôt que de prendre le temps d’analyser le problème. De même, les réparations sont rarement une priorité dans les points de vente, qui verront beaucoup plus d’intérêt dans la vente d’un appareil neuf que dans la réparation de l’ancien pour une fraction du prix du neuf.


La piste des réparateurs indépendants

Il peut alors sembler logique de se tourner vers des réparateurs indépendants, qui sont réellement disposés à réparer les appareils, mais là aussi, certaines difficultés ne sont pas exclues.

Les fabricants ne livrent parfois leurs pièces qu’aux seuls techniciens liés à leur marque, de sorte qu’un indépendant ne pourra pas avoir accès à ces pièces d’origine.

De plus, leurs tarifs varient considérablement et il n’est donc guère évident d’avoir une idée précise de ce qu’est un prix correct.


Les Repair Cafés : une petite lueur d’espoir ?

Ce problème d’opacité des prix ne se pose pas dans les Repair Cafés. S’il y en a un près de chez vous, vous pouvez vous y rendre avec vos objets cassés ou en panne – vêtements, appareils électriques, meubles – pour les (faire) réparer gratuitement avec l’aide de bénévoles qualifiés. Vous ne devrez payer que les pièces de rechange éventuelles.

Et si vous n’êtes pas trop malhabile de vos mains, certains sites comme www.ifixit.com (malheureusement encore exclusivement disponible en anglais) peuvent vous être utiles puisqu’ils mettent à disposition toutes sortes de modes d’emploi – voire des pièces de rechange pour certains appareils.

QUELLES SONT NOS EXIGENCES POUR OBTENIR UNE RÉELLE AMÉLIORATION DE LA SITUATION?

Pour que le consommateur soit mieux informé et ne soit plus simple victime de ce fléau des temps modernes qui dévaste votre budget sans parfois même que vous ne vous en rendiez compte, Test-Achats exige :

1. Que la durée de vie minimale soit affichée CLAIREMENT sur le produit.
Information donnée en années, en cycles de fonctionnement, etc... en fonction des spécificités du produit.

2. Que les pièces de rechange soient disponibles pour tous
Tout en respectant un prix raisonnable par rapport aux coûts (fabrication / taxes / livraison) et avec une disponibilité garantie pendant un nombre d’années suffisant après l’achat.

3. Que la période de garantie légale soit portée de deux à cinq ans

4. Que soit assurée une mise à disposition des informations techniques pour tous

Ceci notamment à l’attention des Repair Cafés (schémas de réparation “as Built”), afin de faciliter les réparations des produits plutôt que d’encourager l’achat de nouveaux, qui étranglent le budget des consommateurs tout en nuisant inutilement à l’environnement.


Et vous, comment pouvez-vous lutter contre ce fléau ?

Test-Achats encourage activement toutes les initiatives tendant à lutter contre le phénomène grandissant de l’obsolescence programmée. Elle appelle notamment les consommateurs à se rendre dans les différents Repair cafés qui existent aujourd’hui en Belgique. Nous vous invitons à consulter le site www.repaircafe.be pour trouver le Repair Café le plus proche de chez vous (lien que vous pouvez aussi retrouver dans la rubrique Outils et Services de cette section).

Des sites comme www.ifixit.com (exclusivement en anglais) permettent également aux plus débrouillards de réparer eux-mêmes et chez eux leurs objets cassés.

Au niveau européen, Test-Achats encourage aussi vivement l’initiative de RREUSE (www.rreuse.org) qui vise à promouvoir la réutilisation, la réparation et le recyclage de nos objets.


Déjà une 1ère victoire contre l’obsolescence programmée !

Pour que les choses changent vraiment, l’évolution doit surtout venir des constructeurs eux-mêmes. Et heureusement, les choses commencent à bouger.

Test-Achats a en effet longtemps plaidé pour l’instauration d’une règlementation imposants aux constructeurs l’utilisation d’un chargeur universel pour les divers appareils électroniques qu’ils commercialisent. Une législation désormais officiellement annoncée au niveau européen pour 2017. Une belle victoire dans la lutte contre l’obsolescence programmée indirecte de nos appareils.

Mais Test-Achats ne compte pas en rester là ! Afin de vous fournir l’information la plus complète sur les biens que vous achetez, et ainsi vous aider à décider en véritable connaissance de cause, nous avons décidé d’intégrer le facteur de l’obsolescence programmée dans tous nos tests qui seront publiés à partir de 2015.